Interview - Silence of the Abyss - Hellfest 2019

Il y a un peu plus d’un mois, vous étiez nombreux à vous rendre au Hellfest. Nous y étions aussi, et nous en avons profité pour interviewer Silence of the Abyss, un jeune groupe de Death Metal Progressif !

 

Est-ce qu’on peut avoir une petite présentation de vous et du groupe ?

David : Alors moi je suis David, le cofondateur du groupe, je suis guitariste et compositeur. On a fondé ça en 2017, donc c’est très très jeune. On a sorti notre premier EP en 2018, qui a bien démarré on peut dire, s’est cool. On ne s’attendait pas à ça. Par contre on est en train de changer tous le line-up, c'est-à-dire qu’il ne reste plus que Diane et moi en fait. On a changé pour l’album qui va sortir heu… Avec le retard, dans six mois.

Diane : Moi je suis Diane, la batteuse du groupe et comme c’est lui qui compose je suis plus dans l’arrangement des parties rythmiques.

 

Vous avez sorti votre EP très sympathique en 2018. Est-ce que vous pouvez me le présenter ou me parler de comment il a été fait, tout ce genre de chose ?

Diane : On est parti des textes de Julien qui est donc l’ancien chanteur. David avait fait toute la musique à part. On a réuni et voilà cet EP concept qui raconte une petite histoire sur sept titres, avec trois interludes.

David : Pour les compositions on essaye d’être le plus sincère possible. Faut vraiment que ça vienne du ventre en fait ! Si c'est la cas on est content, on n’essaye pas de faire du déjà fait. C’est vrai qu’on a des influences, du Gojira ou des trucs comme ça. Mais on essaye d’être vraiment franc mais ça se sentira beaucoup plus dans le nouvel album parce qu'on évolue tout le temps et franchement on a hâte parce que ce sera un peu plus nous !

 

Vous m’avez dit que cet EP racontait une histoire qui se suit tout au long de l’album. Est-ce que c’est plus inspirant pour vous de travailler comme ça qu’en travaillant sur des paroles qui n’ont peut-être rien à voir entre elles ?

 

Diane : Non ! Franchement c’est une aventure qui était assez unique parce qu’on ne l’avait jamais fait. D’ailleurs on n’avait jamais vraiment fait de metal pure comme ça jusqu’à maintenant. Mais non, en fait c’est plus David qui avait une couleur qu’on a voulu garder sur l’album ou vraiment il y avait un lien d'un titre à l’autre avec un interlude tout ça. Qui ne soit pas du tout fait dans le prochain album. C’est pas plus dur, c’est pas moins dur, c’est pas plus inspirant : C’est différent, c’est une aventure différente !

 

Vous préparez donc votre nouvel album. Ou est-ce que ça en est ?

David : Alors les instrus sont finies !

Diane : On commence toujours par les instrus, parce que David va chercher des sons de son monde ! Si ça ne lui fait rien il jette ! Il jette ¾ de ce qu’il compose tu vois et il ne garde que ce qui lui parle vraiment. Et là-dessus soit on essaye de trouver un thème qui va vraiment coller soit on va partir d’un texte qui nous plait vraiment, et on va le mettre sur un titre qui correspond. Mais par exemple il y a un titre dans le prochain album sur lequel on est parti d’un thème qui nous plaisait à tous. Alors on l’a écrit ensemble. Et ça a inspiré David pour la musique. On a travaillé tous ensemble, mais on le fait rarement. D’habitude on part toujours de ce que fait David. C’est lui en général qui donne une couleur et quelqu’un dit « oh tiens ça me fait penser à ça, qu’est-ce que t’en pense? ». Puis on fait un texte là-dessus. Toujours la musique en premier et le texte met la musique en valeur, pas l’inverse. Pour nous la voix est un instrument, c’est pas "devant" d’ailleurs ce sera pas mixé "devant".

 

Pour les mois qui viennent vous avez des concerts de prévus ?

 

Diane : Alors On est corse, ce n’est pas facile de jouer chez nous… Parce que le metal est pas la musique traditionnelle de l’île. (rire) On a vraiment envie de jouer chez nous et on essaye de voir avec les copains qui ont des groupes de metal ou de rock là bas pour tenter de faire des trucs sur place. Mais on a envie de jouer partout, on se bloque pas qu’à la Corse.

David : Déjà jouer en France ce serait pas mal ! On va essayé d’organiser ça ! Mais comme l’album prend beaucoup de temps on a du mal à tout gérer, c’est dur de chercher des dates et en même temps de composer.

 

Manowar a annulé son concert, qui est ce que vous auriez aimé mettre en tête d’affiche à la place ?

Diane : J’aurais mis Gojira… Mais large !

David : Ouais ! Gojira !

Diane : Parce qu’on les adore VRAIMENT !!

 

Vous êtes des habitués du festival ?

Diane : Non, ça fait des années qu’on en rêve, on l’avait jamais fait et cette année on s’est dit : bon allez on monte jusqu’à Clisson !!

David : En Corse en fait on est saisonnier. Donc c’est un choix ! On s’est dit qu’on loupera un peu la saison et qu’on se fera le Hellfest.

 

Et alors, vous en referez ?

Diane : J’espère bien ! Parce que c’est vraiment cool ! Il y a une super ambiance, c’est trop bien d’être là, entre gens qui aiment la même chose, qui partagent la même passion … Ou même juste pour la musique quoi. C’est génial !

 

Pour les lecteurs de Metal Cunt est-ce que vous avez le dernier mot ?

Diane : Déjà merci à toi, de nous avoir interviewé, franchement c’est trop cool c’est vraiment sympa, j’espère que l’album va te plaire ! D’ailleurs qu’est ce qui t’as plu à toi ?

 

Tout d’abord cette instru très death m’a plus, et le fait que la voix qui vient par-dessus ne soit pas habituel dans la death m’a agréablement surpris !

Diane : C’est vrai que ce qu’on ne voulait surtout pas c’est être dans la caricature ! « On entend du death, on a du death à la voix » c’est pas ce qu’on cherche. Il y a tellement de groupes qui le font déjà. Mais on n’a pas forcément essayé d’être originaux juste pour l’être. On voulait mettre en valeur la musique différemment de ce qu’on a l’habitude d’entendre. De proposer quelque chose qui nous plait à nous.

 

Merci beaucoup pour ces quelques minutes d'interviews, en espérant que nos lecteurs se jetteront sur cet album qui arrive!


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